Il y a quelques temps de cela passait dans les médias une information d'un "Institut" ayant réalisé une étude sur le bien fondé de l'utilisation et du développement de l'énergie éolienne, sujet qu'on présente comme polémique alors même que 91% des français y étaient favorables en 2005 (sondage Louis Harris)... à se demander d'où vient la polémique.
J'ai donc décidé de regarder tout çà d'un peu plus près.
Tout d'abord, qui est cet "institut Montaigne", un réservoir d'idée comme il se défini lui même ou plutôt une machine à faire passer des idées (plus ou moins orientées...). Un petit tour sur wikipédia à la page de cet institut nous enseigne quelques faits interessants:
Tout d'abord, le financement est privé... on est donc en droit de se demander qui finance, c'est le meilleur moyen de connaître le degré d'objectivité d'un tel institut. J'ai beau cherché, je n'ai trouvé aucune information concrète sur le sujet... Toujours est-il que les moyens ont l'air importants, il semble donc que la mission de cet institut soit prise très au sérieux.
Ensuite, on peut constater la présence dans l'institut et son comité directeur de personnes ayant un pied dans l'industrie, la finance, la politique et la justice, ce qui n'est pas franchement un gage d'objectivité.
Mais alors, quel est donc le but de ce genre d'organisme et à qui cela profite-t'il?
Prenons le cas de la "fameuse" étude sur l'énergie éolienne. Tout d'abord, est-il sérieux de remettre un choix énergétique aussi important pour l'avenir dans les mains d'un stagiaire (même un élève ingénieur du corps de mines...)? Vincent le Biez, le rédacteur de cette étude, est par ailleurs membre de la coordination politique de Réforme et Modernité, association clairement positionnée à droite, bonjour l'objectivité...
Lamentable que les organismes public dont c'est le rôle comme l'ADEME ne soit pas entendus sur ce sujet. Ce serait plutôt à eux je pense de produire ce genre d'études permettant d'effectuer des choix objectifs pour notre avenir. Mais leur donne t'on simplement les moyens de réaliser ces études et de les communiquer?
Un grand bravo également aux médias (de masse) qui font passer l'information comme une vérité absolue sans aucun esprit critique... on devrait peut-être étudier le retrait de la touche CTRL de leur clavier afin d'empêcher le copier-coller stupide sans aucun recul sur l'information. Mais bon, on ne peut pas trop leur reprocher leur manque d'esprit critique vu qu'ils sont payés par de grands industriels (et oui la pub, çà n'a pas que du bon...et c'est nous qui la payons), ceux là même peut-être qui financent l'institut Montaigne et ses pseudos études...
Appelons les choses par leur nom, celà est tout simplement de la PROPAGANDE, et la propagande ne l'oublions pas est destinée à "influencer la population dans sa perception des événements, des personnes ou des enjeux de façon à l'endoctriner ou l'embrigader". Elle est rarement utilisée pour le bien des peuples... Quand la guerre est économique, la propagande s'adapte à l'économie... et on en a là un parfait exemple.
samedi 30 août 2008
mardi 26 août 2008
L'entreprise c'est fini pour moi!
Voilà enfin le jour J, 3 mois que j'attends çà avec impatience...
Je ferme mon bureau et je me casse de cette boite à la noix.
J'ai fait une petite liste des choses qui ne vont vraiment, mais alors vraiment pas du tout, me manquer:
Les gars démotivés qui trainent leurs godasses dans les couloirs
Les soupirs dans le bureau d'en face
Le type qui parle fort au téléphone avec son ton mieleux pour bien montrer aux autres qu'il travaille
Le gars qui gueule au téléphone après les fournisseurs
Le gars qui a tout vu tout fait, qui est très demandé mais qui est en fait une grosse brèle qui passe son temps à se venter
L'équipe de léche-culs du chef qui passe son temps en courbettes
Le café dégueulasse
Les réunions bidons ou chacun se fait mousser et dont il ne ressort vraiment rien de constructif
Les expressions stupides à la mode de la profession qu'il est de bon ton de placer toutes les 2 phrases
La justification du travail par la rédaction de document qui n'ont aucun sens et sont totalement inutiles
Les histoires de cul de l'entreprise
Les 2000 abréviations pipo pour faire serieux: sjot, thb, kdtt etc...
L'ambiance panier de crabe ou on casse toujours du sucre sur le dos de celui qui n'est pas là
La lâcheté du mec mécontent qui ne dit rien pour ne pas risquer sa petite carrière médiocre
L'arrivée au boulot à 8h le matin ou les remarques et les regards de travers quand on arrive un peu plus tard
Les déplacements de 4h pour une réunion stupide qui aurait mérité un coup de téléphone de 10min
Les petits résumés des taches accomplies à rendre au chef chaque semaine (si si, véridique, comme à la maternelle)
Ceux qui restent tard le soir pour faire croire qu'ils travaillent et attendent patiemment en navigant sur le web que le chef parte pour partir eux aussi.
Les gros nazes qui garent leurs "pseudos voiture de sport" bien devant l'entrée principale pour afficher clairement leur bon statut social de gros bofs.
J'en oubli sucement mais c'est les principaux... je pense que j'en rajouterais de temps en temps quand j'y repenserais.. à moins que je n'y pense plus...
Je ferme mon bureau et je me casse de cette boite à la noix.
J'ai fait une petite liste des choses qui ne vont vraiment, mais alors vraiment pas du tout, me manquer:
Les gars démotivés qui trainent leurs godasses dans les couloirs
Les soupirs dans le bureau d'en face
Le type qui parle fort au téléphone avec son ton mieleux pour bien montrer aux autres qu'il travaille
Le gars qui gueule au téléphone après les fournisseurs
Le gars qui a tout vu tout fait, qui est très demandé mais qui est en fait une grosse brèle qui passe son temps à se venter
L'équipe de léche-culs du chef qui passe son temps en courbettes
Le café dégueulasse
Les réunions bidons ou chacun se fait mousser et dont il ne ressort vraiment rien de constructif
Les expressions stupides à la mode de la profession qu'il est de bon ton de placer toutes les 2 phrases
La justification du travail par la rédaction de document qui n'ont aucun sens et sont totalement inutiles
Les histoires de cul de l'entreprise
Les 2000 abréviations pipo pour faire serieux: sjot, thb, kdtt etc...
L'ambiance panier de crabe ou on casse toujours du sucre sur le dos de celui qui n'est pas là
La lâcheté du mec mécontent qui ne dit rien pour ne pas risquer sa petite carrière médiocre
L'arrivée au boulot à 8h le matin ou les remarques et les regards de travers quand on arrive un peu plus tard
Les déplacements de 4h pour une réunion stupide qui aurait mérité un coup de téléphone de 10min
Les petits résumés des taches accomplies à rendre au chef chaque semaine (si si, véridique, comme à la maternelle)
Ceux qui restent tard le soir pour faire croire qu'ils travaillent et attendent patiemment en navigant sur le web que le chef parte pour partir eux aussi.
Les gros nazes qui garent leurs "pseudos voiture de sport" bien devant l'entrée principale pour afficher clairement leur bon statut social de gros bofs.
J'en oubli sucement mais c'est les principaux... je pense que j'en rajouterais de temps en temps quand j'y repenserais.. à moins que je n'y pense plus...
vendredi 22 août 2008
Démission J-2
J-2
J'ai posé ma démission il y a exactement 3 mois moins 2 jours. Plus que 2 jours au bureau et je serais enfin libéré...
Dans toute entreprise normalement constitué je pense que j'aurais sûrement été contacté suite à ma demande de démission mais pas ici...
En 3 mois je n'ai pas eu un seul contact au sujet de ma démission mis à part les discussions avec mon chef N+1. Tout simplement hallucinant! Aucun contact (mail, téléphone, courrier) de la part de mon responsable N+2 et idem de la part du "service" du personnel (je mets service entre guillemet car je me demande vraiment à qui ils peuvent bien rendre service mis à part eux même et leur petit club d'amis très fermé aux chaussures pointues...).
La preuve qu'ils n'ont absolument rien à foutre de leurs employés, qu'ils traitent comme du bétail. Je dis tout simplement bravo!
Sans parler du transfert des connaissances que j'ai acquises, ils ont embauché un jeune dans l'urgence, et se sont débrouillé pour que je passe la moitié d'une demi-journée avec lui, en bref il se formera donc tout seul, tout simplement redoutable du point de vue de l'efficacité.
On aurait pu imaginer qu'ils me demande pourquoi je démissione, afin éventuellement de voir ce qui ne va pas, mais ces gens là ne se remettent jamais en cause, ce qui vaut pour eux est unique et définitif. Ca en dit long sur la capacité de l'entreprise à évoluer et progresser.
Enfin, je suis rassuré d'apprendre de temps en temps qu'un tel ou tel autre en a ras le bol et ne va pas tarder à démissionner également, de voir que des nouveaux embauchés commencent à se demander ou ils ont mis les pieds... s'ils savaient...
Je me demande si je ne vais pas écrire au big boss pour lui expliquer un petit peu comment çà se passe, car je doute qu'il ai conscience de tout çà, à moins qu'il soit aussi dans le coup. Par les temps qui courrent le service public n'a pas le vend en poupe, et traiter les employés par le mépris me semble être un excellente méthode pour faire en sorte que les gens se barrent et ainsi réduire les effectifs et les réorienter vers le privé.
Dans tous les cas, je ne sais même pas quelle est la procédure de départ et je ne ferais pas l'effort de me renseigner sur ce point car ce n'est pas mon boulot. Donc, mardi je fais mon sac, je pose mon badge sur mon bureau et adios! S'ils ont besoin de quelquechose ils feront l'effort de m'appeler chez moi pendant mes oeuvres ouvrables :)
J'ai posé ma démission il y a exactement 3 mois moins 2 jours. Plus que 2 jours au bureau et je serais enfin libéré...
Dans toute entreprise normalement constitué je pense que j'aurais sûrement été contacté suite à ma demande de démission mais pas ici...
En 3 mois je n'ai pas eu un seul contact au sujet de ma démission mis à part les discussions avec mon chef N+1. Tout simplement hallucinant! Aucun contact (mail, téléphone, courrier) de la part de mon responsable N+2 et idem de la part du "service" du personnel (je mets service entre guillemet car je me demande vraiment à qui ils peuvent bien rendre service mis à part eux même et leur petit club d'amis très fermé aux chaussures pointues...).
La preuve qu'ils n'ont absolument rien à foutre de leurs employés, qu'ils traitent comme du bétail. Je dis tout simplement bravo!
Sans parler du transfert des connaissances que j'ai acquises, ils ont embauché un jeune dans l'urgence, et se sont débrouillé pour que je passe la moitié d'une demi-journée avec lui, en bref il se formera donc tout seul, tout simplement redoutable du point de vue de l'efficacité.
On aurait pu imaginer qu'ils me demande pourquoi je démissione, afin éventuellement de voir ce qui ne va pas, mais ces gens là ne se remettent jamais en cause, ce qui vaut pour eux est unique et définitif. Ca en dit long sur la capacité de l'entreprise à évoluer et progresser.
Enfin, je suis rassuré d'apprendre de temps en temps qu'un tel ou tel autre en a ras le bol et ne va pas tarder à démissionner également, de voir que des nouveaux embauchés commencent à se demander ou ils ont mis les pieds... s'ils savaient...
Je me demande si je ne vais pas écrire au big boss pour lui expliquer un petit peu comment çà se passe, car je doute qu'il ai conscience de tout çà, à moins qu'il soit aussi dans le coup. Par les temps qui courrent le service public n'a pas le vend en poupe, et traiter les employés par le mépris me semble être un excellente méthode pour faire en sorte que les gens se barrent et ainsi réduire les effectifs et les réorienter vers le privé.
Dans tous les cas, je ne sais même pas quelle est la procédure de départ et je ne ferais pas l'effort de me renseigner sur ce point car ce n'est pas mon boulot. Donc, mardi je fais mon sac, je pose mon badge sur mon bureau et adios! S'ils ont besoin de quelquechose ils feront l'effort de m'appeler chez moi pendant mes oeuvres ouvrables :)
samedi 9 août 2008
HIérarchie?
Avant que j'oubli... un morceau qui m'a beaucoup inspiré pour ma démission... Fini les mains moites :)
Discover STUPEFLIP!
Discover STUPEFLIP!
vendredi 8 août 2008
Humour nature
C'est pas tout neuf, çà date de 2006, mais c'est vraiment très bien fait, joli et plein d'humour.
Minuscule est une serie de petits films sur des insectes bien marrants créée par Hélène Giraud et Thomas Szabo.
C'est bon à n'importe quel age, les enfants se fendent la poire! Voici un extrait, le site officiel est ici.
J'aime beaucoup la sauterelle farceuse qui joue la catapulte et se marre comme une dingue... :) on dirait moi quand je me cache derrière une porte pour faire peur à ma petite femme (je n'ai que 31 ans...)
Minuscule est une serie de petits films sur des insectes bien marrants créée par Hélène Giraud et Thomas Szabo.
C'est bon à n'importe quel age, les enfants se fendent la poire! Voici un extrait, le site officiel est ici.
J'aime beaucoup la sauterelle farceuse qui joue la catapulte et se marre comme une dingue... :) on dirait moi quand je me cache derrière une porte pour faire peur à ma petite femme (je n'ai que 31 ans...)
Qu'en pense les collègues de travail
Je me rends compte que cela a fait un certain temps que je n'écris pas et du coup j'ai énormément de choses à raconter.
Tout d'abord, il me reste deux semaines à passer au travail (dont une de vacances...) avant le jour J. Ca c'est une excellente nouvelle car plus de deux mois après avoir posé sa démission, la démotivation au boulot commence à sérieusement se faire sentir. Vivement que cela se termine et que je puisse enfin passer à autre chose.
En ce moment c'est les vacances et il n'y a quasiment personne au boulot. Du coup l'un de mes supérieurs en profite pour venir se confier dans mon bureau... C'est fou tout ce qui change lorsqu'on annonce sa démission. J'ai démissionné car j'en avais ras le bol de cette entreprise d'une lourdeur impressionnante dans laquelle il me semble impossible de réaliser un travail de qualité. Les services administratifs ont tous les pouvoirs, et s'en servent pour inventer les règles stupides conduisant à la complexification des tâches. Et puis j'en parlerai dans un autre billet mais il y a un total manque de respect et de reconnaissance envers les personnes qui travaillent. Cela conduit à une démotivation générale des employés qui conduit à son tour à une très mauvaise ambiance de travail. Donc suite à ma démission la plupart de mes collègues sont venus discuter avec moi de mon départ. Et dans la plupart des cas je les ai sentis envieux car eux aussi ont de plus en plus de mal à supporter leur travail. Deux d'entre eux envisagent d'ailleurs de faire comme moi, en tout cas ils en parlent.
Le problème c'est qu'il faut avoir le courage de le faire (il parait que des gens se battent pour trouver une planque comme çà...), mais aussi la possibilité de pouvoir se passer de son revenu pendant un certain temps car pour beaucoup il faut payer la scolarité des enfants, le crédit sur la maison, le crédit sur la voiture, etc. J'ai au moins une chance c'est de n'avoir aucune de ces contraintes.
Cela fait donc la deuxième fois que mon chef de service vient se confier à moi. Et on sent qu'il a besoin de parler. Il a pensé pendant longtemps que son travail serait reconnu et se rend compte aujourd'hui qu'il n'en est rien. Ça ne doit pas être très agréable à vivre. Heureusement que dans mon cas je m'en suis aperçu à temps et que j'ai décidé de quitter la boîte... Ce gars-là est un mec intelligent, sûrement compétent dans son travail, mais il est complètement désabusé par le système. Son point de vue est le suivant : des castes se sont créées dans l'entreprise dans lesquelles les gens s'entraident et se favorisent mutuellement. Cela se passe principalement dans la partie administrative de l'entreprise, qui a du coup un pouvoir immense sur le reste des employés et décide de quasiment tout ce qui se passe dans l'entreprise. Et comme la hiérarchie n'a pas la poigne suffisante ou ne souhaite pas imposer une ligne directrice, chacun n'en fait qu'à sa tête, fait ce qui l'arrange. Bilan, le travail n'avance pas, on perd notre temps à faire une multitude de paperasses inutiles, et si on ne fait pas partie du club on a aucun n'espoir de se démarquer par la qualité de son travail. Pour lui, c'est la raison pour laquelle les personnes qui ont des choses à revendiquer ne le font pas, de peur d'être poussé vers le placard... Finalement, personne ne dit rien pour ne pas risquer sa carrière et la situation continue à se dégrader. Je trouve complètement fou d'en arriver la, c'est un énorme gâchis de temps d'argent, et de compétences.
J'ai trouvé sur la désencyclopédie, une définition du lieu de travail qui m'a bien fait rigoler (car très proche de ce que j'ai pu connaître). Cette page renvoi vers la page léchage de cul qui est énorme!!! A se demander si c'est pas mon supérieur qui l'a rédigée tellement ses idées sont proches de ce qui est écrit.
J'aurais pu faire le choix de rester dans l'entreprise afin d'essayer d'apporter ma pierre et de tenter d'améliorer la situation mais il me semble que la tâche est ardue tellement l'inertie, la paresse, et la démoralisation sont grandes... Je me suis, je pense, suffisamment battu pour arriver à obtenir la reconnaissance de mon diplôme (avec deux ans de retard). J'ai peu d'espoir pour l'avenir de l'entreprise et je pense qu'elle ne se remettra en cause qu'après une bonne crise... C'est dommage, mais il semblerait que l'entreprise fonctionne de la même façon que la société dans laquelle elle existe...
Tout d'abord, il me reste deux semaines à passer au travail (dont une de vacances...) avant le jour J. Ca c'est une excellente nouvelle car plus de deux mois après avoir posé sa démission, la démotivation au boulot commence à sérieusement se faire sentir. Vivement que cela se termine et que je puisse enfin passer à autre chose.
En ce moment c'est les vacances et il n'y a quasiment personne au boulot. Du coup l'un de mes supérieurs en profite pour venir se confier dans mon bureau... C'est fou tout ce qui change lorsqu'on annonce sa démission. J'ai démissionné car j'en avais ras le bol de cette entreprise d'une lourdeur impressionnante dans laquelle il me semble impossible de réaliser un travail de qualité. Les services administratifs ont tous les pouvoirs, et s'en servent pour inventer les règles stupides conduisant à la complexification des tâches. Et puis j'en parlerai dans un autre billet mais il y a un total manque de respect et de reconnaissance envers les personnes qui travaillent. Cela conduit à une démotivation générale des employés qui conduit à son tour à une très mauvaise ambiance de travail. Donc suite à ma démission la plupart de mes collègues sont venus discuter avec moi de mon départ. Et dans la plupart des cas je les ai sentis envieux car eux aussi ont de plus en plus de mal à supporter leur travail. Deux d'entre eux envisagent d'ailleurs de faire comme moi, en tout cas ils en parlent.
Le problème c'est qu'il faut avoir le courage de le faire (il parait que des gens se battent pour trouver une planque comme çà...), mais aussi la possibilité de pouvoir se passer de son revenu pendant un certain temps car pour beaucoup il faut payer la scolarité des enfants, le crédit sur la maison, le crédit sur la voiture, etc. J'ai au moins une chance c'est de n'avoir aucune de ces contraintes.
Cela fait donc la deuxième fois que mon chef de service vient se confier à moi. Et on sent qu'il a besoin de parler. Il a pensé pendant longtemps que son travail serait reconnu et se rend compte aujourd'hui qu'il n'en est rien. Ça ne doit pas être très agréable à vivre. Heureusement que dans mon cas je m'en suis aperçu à temps et que j'ai décidé de quitter la boîte... Ce gars-là est un mec intelligent, sûrement compétent dans son travail, mais il est complètement désabusé par le système. Son point de vue est le suivant : des castes se sont créées dans l'entreprise dans lesquelles les gens s'entraident et se favorisent mutuellement. Cela se passe principalement dans la partie administrative de l'entreprise, qui a du coup un pouvoir immense sur le reste des employés et décide de quasiment tout ce qui se passe dans l'entreprise. Et comme la hiérarchie n'a pas la poigne suffisante ou ne souhaite pas imposer une ligne directrice, chacun n'en fait qu'à sa tête, fait ce qui l'arrange. Bilan, le travail n'avance pas, on perd notre temps à faire une multitude de paperasses inutiles, et si on ne fait pas partie du club on a aucun n'espoir de se démarquer par la qualité de son travail. Pour lui, c'est la raison pour laquelle les personnes qui ont des choses à revendiquer ne le font pas, de peur d'être poussé vers le placard... Finalement, personne ne dit rien pour ne pas risquer sa carrière et la situation continue à se dégrader. Je trouve complètement fou d'en arriver la, c'est un énorme gâchis de temps d'argent, et de compétences.
J'ai trouvé sur la désencyclopédie, une définition du lieu de travail qui m'a bien fait rigoler (car très proche de ce que j'ai pu connaître). Cette page renvoi vers la page léchage de cul qui est énorme!!! A se demander si c'est pas mon supérieur qui l'a rédigée tellement ses idées sont proches de ce qui est écrit.
J'aurais pu faire le choix de rester dans l'entreprise afin d'essayer d'apporter ma pierre et de tenter d'améliorer la situation mais il me semble que la tâche est ardue tellement l'inertie, la paresse, et la démoralisation sont grandes... Je me suis, je pense, suffisamment battu pour arriver à obtenir la reconnaissance de mon diplôme (avec deux ans de retard). J'ai peu d'espoir pour l'avenir de l'entreprise et je pense qu'elle ne se remettra en cause qu'après une bonne crise... C'est dommage, mais il semblerait que l'entreprise fonctionne de la même façon que la société dans laquelle elle existe...
Le tabac c'est tabou...
...On en viendra tous à bout.
Voilà, cela fait une semaine que je n'ai pas fumé une cigarette. Enfin, j'en ai fumé une mais cela ne compte pas... On me l'a proposé et je n'ai pas su refuser. En tout cas, je suis content d'avoir arrêté. Cela faisait un moment que j'y pensais et j'avais déjà essayé à plusieurs reprises sans succès. Cette fois-ci je suis arrivé à m'en dégoûter complètement. J'avais de plus en plus de mal à supporter ce gout de tabac dans la bouche, sans parler des détours pour acheter un paquet, des kilomètres parcourus pour en trouver une le dimanche quand tous les tabacs sont fermés parce que l'on a oublié d'en acheter le samedi...
Tout s'est passé naturellement, j'ai décidé vendredi dernier de ne pas racheter de cigarettes et j'ai attendu patiemment les effets secondaires... Bon, c'est vrai que je ne fumais pas beaucoup (10 cigarettes par jour environ) mais les effets du manque se sont quand même faits sentir et c'est assez difficile à supporter. Pour résumer, cela fait environ une semaine que je suis dans un autre monde. J'ai un peu du mal à me concentrer et parfois j'oublie ce que je voulais faire. Et puis, les premiers jours, j'ai dû être d'une humeur exécrable, il ne fallait pas trop me chatouiller... Merci à ma petite femme de m'avoir supporté.
Il me semble que le plus dur est fait, le sevrage est terminé et les effets du manque commencent à s'effacer. Maintenant il va falloir éviter de replonger...
Voilà, cela fait une semaine que je n'ai pas fumé une cigarette. Enfin, j'en ai fumé une mais cela ne compte pas... On me l'a proposé et je n'ai pas su refuser. En tout cas, je suis content d'avoir arrêté. Cela faisait un moment que j'y pensais et j'avais déjà essayé à plusieurs reprises sans succès. Cette fois-ci je suis arrivé à m'en dégoûter complètement. J'avais de plus en plus de mal à supporter ce gout de tabac dans la bouche, sans parler des détours pour acheter un paquet, des kilomètres parcourus pour en trouver une le dimanche quand tous les tabacs sont fermés parce que l'on a oublié d'en acheter le samedi...
Tout s'est passé naturellement, j'ai décidé vendredi dernier de ne pas racheter de cigarettes et j'ai attendu patiemment les effets secondaires... Bon, c'est vrai que je ne fumais pas beaucoup (10 cigarettes par jour environ) mais les effets du manque se sont quand même faits sentir et c'est assez difficile à supporter. Pour résumer, cela fait environ une semaine que je suis dans un autre monde. J'ai un peu du mal à me concentrer et parfois j'oublie ce que je voulais faire. Et puis, les premiers jours, j'ai dû être d'une humeur exécrable, il ne fallait pas trop me chatouiller... Merci à ma petite femme de m'avoir supporté.
Il me semble que le plus dur est fait, le sevrage est terminé et les effets du manque commencent à s'effacer. Maintenant il va falloir éviter de replonger...
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